Depuis mes 10 ans , je suis passionnée par l'ornithologie , entre autres (car la peinture et la natation sont mes deux autres passions également) le monde animal m'ayant toujours fascinée, j'ai suivi des cours pendant ma grossesse afin d'obtenir mon Certificat d'Auxiliaire de Soins Animaliers dans le but un jour je l'espère d'exercer ma profession au contact des animaux . Je ne me lasse pas d'observer les oiseaux, de les nourrir, de les abreuver, voire de les soigner le cas échéant.
Mon premier oiseau était donc un verdier baptisé « Jojo » offert par mes parents pour Noël, acheté en animalerie ; Jojo vécut 10 ans à nos côtés avec pour compagnon Jimmy notre cocker golden ;
On dit « cervelle de moineau », quelle stupidité ! Jojo avait son petit bout de brioche dans sa cage tous les matins, et Jimmy gourmand lui aussi, sans jamais heurter la cage, parvenait avec délicatesse à tirer la feuille de papier sopalin de fond de cage afin d'entraîner la brioche dans sa gueule ; jojo n'a jamais eu peur de Jimmy, et il a été le premier à nous prouver son intelligence ; quand jimmy est parti dans l'autre monde, Jojo - qui n'avait que lui comme compagnon de la gente animale - a arrêté de s'alimenter et de chanter ; il l'a suivi 15 jours plus tard au paradis des animaux.
Ensuite arrivèrent à la maison divers petits exotiques, la plupart sauvés de jardineries animaleries où ils survivaient, tant bien que mal, certains handicapés, d'autres au seuil de la mort. J'en achetais souvent en allant à l'université poursuivre mes études, afin de les sortir de ces endroits exigüs et surpeuplés, et je les ramenais chez moi, disant à mes parents que je les avait trouvés dehors mal en point, ce qui est arrivé aussi quelquefois au grand désespoir de maman qui me disait « encore un ? » .
C'est ainsi que j'ai eu la chance de connaître , d'aimer et de beaucoup apprécier les moineaux du japon, les mandarins, les cou-coupés, les serins, les pinsons, les diamants de gould, les cailles de chine et les colombes principalement...
Je m'attarderai donc sur ceux que je possède actuellement, dont l'intelligence, la beauté et les innombrables qualités ne sont plus à démontrer, faisant déjà l'objet de maintes revues, documents, et blogs.
En parcourant ce blog, j'espère que vous verrez ces oiseaux d'un autre ½il pas simplement esthétique mais surtout que vous n'aurez pas ce cas de conscience qu'ont tous, un jour, les amateurs d'oiseaux :
« un oiseau captif peut-il être heureux ?
rendons lui sa liberté car il n'est pas fait pour vivre en cage »
Pour ma part, je raisonne par rapport à la situation actuelle environnementale en 2008 - quelle est la situation ? nous voyons de moins en moins d'oiseaux dans nos jardins , leur habitat disparaît progressivement au profit de constructions, les changements climatiques sont importants, la pollution ne les aide pas dans leur combat quotidien pour vivre, et des pies poursuivent maintenant des tourterelles pour se nourrir car elles ont faim, j'en suis témoin chaque jour- Sans compter le principal prédateur qui est l'homme, ne l'oublions pas.
Ne vaut-il pas mieux –dans ces conditions- maintenir des oiseaux en captivité plusieurs années dans de grandes volières, avec une alimentation saine, de quoi s'abreuver, se baigner, et avoir de la compagnie et des jeux, plutôt que de les voir libres, mais affamés, déshydratés, affaiblis en proie aux prédateurs et avec une durée de vie écourtée ? à méditer ; les avis sont partagés et je le comprends ...
Je parle d'oiseaux élevés en captivité évidemment car un oiseau sauvage doit toujours être relaché s'il a toujours vécu dans son milieu naturel , et si une fois soigné, est apte à poursuivre sa vie comme avant et subvenir seul à ses besoins




